LA 7e VIE DE PATTI SMITH

LA 7e VIE DE PATTI SMITH

Claudine Galea / Benoît Bradel
Marina Keltchewky incarne avec ferveur le double portrait d’une jeune fan et de son icône Patti Smith.

Un jeu de miroir passionnant, ou comment la rencontre avec la flamboyante rockeuse sera un déclic pour l’adolescente, troublée par la force incandescente de l’audace féminine.

À la fin des années 1970, l’action se passe dans un ancien village de pêcheurs. Nous sommes à trente kilomètres de Marseille. Une jeune fille maigre et timide porte difficilement ses 16 printemps. Jusqu’au moment où elle entend une voix. Celle bien saccadée d’une autre jeune femme maigre et timide. Mais trentenaire celle-ci. Elle publie son premier disque. Elle est aussitôt propulsée star. C’est Patti Smith qui, avec Horses, pénètre dans la légende. Elle devient une icône. Elle est adulée. C’est une artiste aux multiples talents. Une chanteuse et une poète. Une rebelle, surtout. Alors, à l’instar de tous les fans, l’adolescente perdue va s’imaginer une correspondance secrète avec son idole. La voix de Patti Smith se révèle comme la clé de ses vertiges. Un sésame pour ailleurs et ne pas mourir d’ennui. « On projette toujours ce qu’on est, ce qu’on n’est pas, ce qu’on voudrait être, ce qu’on croit être, sur les artistes. Ils sont là pour nos rêves, nos utopies. Pour nos faiblesses. Pour nos illusions. Pour nos grandeurs. », écrit Claudine Galea. Elle qui fut lauréate du Prix Radio SACD 2009 et du Prix des Radiophonies 2008 pour Sept vies de Patti Smith, fiction radiophonique commandée par France Culture, pour la série « Les icônes du rock ». [...] Un double-portrait en forme de dialogue fictif. Voire un dédoublement qui nous parle de l’impérieux besoin de liberté. De la volonté d’inventer sa vie par les mots. De la jubilation d’être multiple. Du désir d’être aimée. Avec l’énergie pure du rock & roll. Avec sa rage, Claudine Galea donne là une performance littéraire. Tout aussi protéiforme que son modèle.

• • •

PRESSE

Des papiers et textes à la main, comme si elle puisait dans son propre journal intime, la comédienne enchaîne les bribes de la vie de cette jeune fille imaginant un dialogue à sens unique avec la rockeuse puis, juxtaposant les deux vies, nous parle de celle de son idole. Histoires entremêlées et proximité fantasmée, prétexte à la découverte de sa propre émancipation au moyen des mots et de la vie de Patti, ou comment mieux se laisser engloutir par l’œuvre et la vie de l’idole pour finalement devenir soi.Sébastien Martel et Thomas Fernier jalonnent le récit d’éléments liés à la vie et à l’origine du mythe et relancent la comédienne avec humour ou malice, intégrant le public à la performance. Le spectacle offre une ambiance propice à la poésie et à la découverte de l’univers protéiforme de la chanteuse punk poétesse et nous ouvre les portes d’une époque dans des sonorités parfois teintées de nostalgie ou de simple bonheur. Etonnant de voir et d’entendre comment la comédienne Marie-Sophie Ferdane et les deux guitaristes Sébastien Martel et Thomas Fernier, portant chacun des univers apparemment si différents, arrivent à recréer devant nous le monde intérieur et si intime du texte de Claudine Galea. Une merveilleuse et délicate proposition mise en scène par Benoît Bradel, servie par une comédienne se fondant avec délectation dans le rôle et portée par deux guitariste inspirés et inspirants. A ne pas manquer ! – Pierre Salles - Le bruit du off

musique • théâtre
Dates
ven 25 septembre 2020 - 20:30
Lieu
Espace Simone Signoret
Tarif
Partagez !
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Un spectacle de Benoît Bradel d’après le roman Le Corps plein d’un rêve (publié aux Éditions du Rouergue) et la pièce radiophonique Les 7 vies de Patti Smith de Claudine Galea

Créé avec Marie-Sophie Ferdane
Interprété par Marina Keltchewsky, avec Thomas Fernier et Seb Martel
Création Lumière : Julien Boizard
Régie Générale : Morgan Conan-Guez
Remerciements : Corine Petitpierre, Laurent Poitrenaux, Chocolate Genius
Production Zabraka / Coproduction Terres de Paroles en Normandie avec le soutien de Théâtre Ouvert-Paris, Au bout du plongeoir (Rennes Métropole), Le Relais (Le Catelier), la Région Île-de-France et de la SPEDIDAM
Photos ©Jean-Louis Fernandez

vous aimerez aussi